La chirurgie Orthognathique

La chirurgie orthognathique comprend:

– La chirurgie du maxillaire : Ostéotomie de Le Fort , Disjonction palatine
– La chirurgie mandibulaire : Ostéotomie sagittale des branches montantes (Obwegeser, Epker,…), et la chirurgie du menton (génioplastie ou mentoplastie)
– Les chirurgies mineures facilitant les traitements orthodontiques : les corticotomies et les ancrages orthodontiques

Cette vidéo permet de mieux comprendre toute la chirurgie orthognathique dans ses principes.

La chirurgie orthognatique harmonise le visage dans ses proportions, sans pour autant modifier les points essentiels qui donnent au visage son identité : le regard.

Son but premier est de replacer correctement les mâchoires (et les dents) pour améliorer, d’une part, l’esthétique du visage et d’autre part, les fonctions masticatoires et respiratoires.

Les anomalies morphologiques du visage peuvent être présentes dès la naissance (elles sont congénitales) ou apparaître lors de la croissance (elles sont dites acquises).

Le plus souvent, les anomalies des mâchoires sont acquises avec la croissance. Aussi, un diagnostic précoce associé à un traitement orthodontique adapté permet de corriger le trouble de croissance et d’éviter la chirurgie ultérieure. Classiquement, les anomalies sont le prognathisme (mâchoire en avant) et le rétrognathisme (mâchoire en arrière). On parle alors de décalage des bases osseuses. Les dents de l’arcade dentaire supérieure (maxillaire) et inférieure (mandibulaire) ne sont plus dans des rapports normaux. Les dents ne sont plus parfaitement alignées, l’engrènement des dents maxillaires et mandibulaires n’est plus idéal, ce qui perturbe la fonction masticatoire. A long terme, cette dysmorphose aura des répercussions sur la durée de vie des dents (déchaussement) et des articulations temporo-mandibulaires (arthrose ou usure prématurée des cartilages).

La correction de ces anomalies (lorsqu’elles sont mineures) se règle par un traitement orthodontique. Dans les cas limites (soit 15 à 30% des indications actuelles de chirurgie mono-maxillaires), les corticotomies (et surtout le Wilckodontics) peuvent permettre de traiter les patients sans avoir recours aux ostéotomies classiques, tout en sécurisant le traitement . En effet, l’augmentation de l’enveloppe de mouvement des dents après corticotomie-greffe, permet d’envisager des traitements orthodontiques sécurisés avec une diminution des risques parodontaux importante.

Lorsque le décalage des bases osseuses est trop important pour que l’orthodontiste puisse traiter le décalage entre les arcades dentaires, il devient alors nécessaire d’opérer, une ou les deux mâchoires. Ces opérations sont faites sous anesthésie générale et nécessitent une courte hospitalisation. Elles modifient la forme du visage en le rendant plus harmonieux.

A ce jour, aucun logiciel ne permet d’obtenir de résultat post chirurgical vraiment fiable, la simulation est virtuelle, elle ne peut donc pas être contractuelle. Voir aussi : La chirurgie orthognathique assistée par ordinateur

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