Greffe osseuse et

chirurgie pré-implantaire

 
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Le principe


La restauration prothétique dentaire est en permanente évolution. Ses principaux progrès résident aujourd’hui dans le développement de l’implantologie.


Cependant, il faut savoir que la perte des dents entraîne avec le temps une disparition de l’os qui entoure les racines (os alvéolaire). Une restauration de ce volume osseux est donc parfois nécessaire avant la mise en place d’implants dentaires obligeant à une étape chirurgicale supplémentaire.


La greffe osseuse du sinus maxillaire a commencée à la fin des années soixante-dix en utilisant un greffon autogène d’origine iliaque. Par la suite, des matériaux variés d’origine humaine (allogreffes) ou animale (xénogreffes), ou encore synthétiques, ont servi et servent encore à épaissir l’os le plancher sinusien là où des implants sont nécessaires


Pour des raisons pratiques (simplicité de la procédure chirurgicale), de nombreux praticiens utilisent des matériaux synthétiques ou d’origine animal : les «biomatériaux». Toutefois, ces  biomatériaux ont des limites qui tiennent au fait que ce sont des tissus morts ou inertes. Les tissus d’origine animale ou humaine ont ,en effet, subits des traitements pour éliminer tout risque théorique de transmission virale. Les biomatériaux (bêta TCP...) de synthèse sont aujourd’hui le compromis le plus prisé : simplicité, innocuité...

La greffe osseuse autologue consiste à prélever un greffon (os pariétal (voûte crânienne), branche montante de la mâchoire, crête iliaque, tubérosité tibiale.....) sur le patient lui-même et à le positionner au niveau de la perte osseuse où il faudra mettre des implants. L’os autogène(provenant du patient lui même) est un matériau vivant, par définition histocompatible (l’os prélevé sur le malade lui même est compatible en tous points avec le malade lui même...); il est le seul à être à la fois ostéogénique, ostéoconducteur et ostéo-inducteur, quand les autres matériaux ne sont qu’ostéoconducteurs. De ces propriétés, découle tout l’intérêt de l’autogreffe : cicatrisation rapide, résistance accrue à l’infection, capacité de reconstruire de grands déficits osseux, intégration le plus souvent complète et toujours définitive. Voilà pourquoi malgré ses contraintes et dans des mains entraînées, l’autogreffe est un gage de sécurité.


Deux types de greffes osseuses peuvent être pratiquées : des greffes de comblement ou des greffes d’apposition.


Les greffes de comblement sont réalisées au niveau du plancher des sinus maxillaires. Elles visent à restaurer une hauteur d’os suffisante de la canine au secteur molaire afin que des implants de 10 à 12 mm de hauteur puissent être mis en place. Le prélèvement de l’os greffé est le plus souvent réalisé au niveau de l’os crânien, sous le cuir chevelu ou sur la mâchoire elle même. Un prélèvement au niveau de la crête iliaque est une autre possibilité.


Les greffes d’apposition sont réalisées sur le maxillaire ou la mandibule lorsque la largeur de la crête osseuse n’est pas suffisante en épaisseur pour un implant de fort diamètre, ou lorsque l’axe du futur implant nécessite un volume osseux plus vestibulaire ou externe.

Dans tous les cas, un scanner de contrôle est nécessaire avant la mise en place des implants, quelques mois après la greffe, pour vérifier la quantité d’os disponible.


Le déroulement de l’intervention (greffe avec prélèvement autologogue)


L’intervention consiste à prélever sur le patient de l’os dans une zone donneuse située, soit au niveau de la mâchoire, de la hanche ou du crâne (couche superficielle de l’os).


Généralement, le site de prélèvement se situe au niveau de la mâchoire. Cependant, si la perte de l’os alvéolaire est très importante ou si l’os de la mâchoire n’est pas de qualité suffisante, il sera alors décidé un prélèvement sur la hanche, le tibia ou le crâne.


Ensuite, le greffon sera mis en place sur le site receveur et sera, le plus souvent, immobilisé par une ou plusieurs vis d’ostéosynthèse.


La pose d’implants peut se faire simultanément. Dans certains cas cependant (perte de volume osseux important), la mise en place des implants est différée de 3 à 9 mois pour permettre au greffon d’être complètement intégré.


Le prélèvement endobuccal peut être réalisé au cabinet sous anesthésie locale. Pour des raisons d’asepsie et de confort du patient, le prélèvement sur les autres sites nécessitera une anesthésie générale, une hospitalisation en clinique ainsi qu’une période de rétablissement plus longue (prévoir un arrêt de travail d’une à deux semaines).


La prise en charge


Cet acte de chirurgie est hors nomenclature (HN), il n’y a donc aucune prise en charge par la sécurité sociale : les frais de clinique (chambre, bloc opératoire et anesthésiste) sont à la charge du patient.


Seule une chirurgie réalisée dans le cadre d’une réhabilitation séquellaire d’une malformation ou d’un traumatisme peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale après entente préalable. Certaines mutuelles prennent en charge aujourd’hui les implants dentaires (voir avec votre compagnie).



Les contraintes et risques


La réalisation d’une greffe, comme tout acte de chirurgie, comporte certains risques. Les cas d'infections sont peu fréquents, le risque étant  la perte de la greffe ou un résultat insuffisant ne permettant pas la pose d’implants.


En pré opératoire


Dans le cas d’une anesthésie générale, il sera demandé au patient d’être à jeun strict (ne pas manger, ne pas boire, ne pas fumer) 6 heures avant l’intervention. La reprise de l’alimentation après l’intervention sera décidée par le médecin anesthésiste.

Dans le cas d’une anesthésie locale, il est conseillé au patient de ne pas être à jeun pour l’intervention.


Il sera demandé au patient une bonne hygiène bucco-dentaire pour l’intervention : détartrage  préalable et brossage des dents minutieux juste avant l’intervention.


Les suites opératoires


Des antalgiques en systématique seront prescrits dans les suites de l’intervention.


Pour permettre une bonne cicatrisation, il est important de suivre ces conseils hygiéno-diététiques :


- bains de bouche dès le lendemain et jusqu’à complète cicatrisation (5 à 8 jours)

- brossage des dents avec une brosse à dents chirurgicale (en vente en pharmacie) et un dentifrice classique 3 fois par jour dès le lendemain en faisant attention aux zones de suture

- l’alimentation devra être mixée et froide dans les 3 à 5 premiers jours

- l’arrêt complet du tabac au moins jusqu’à obtention complète de la cicatrisation. La poursuite de l’arrêt du tabac augmente les chances de succès



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Plus d’informations sur les greffes osseuseshttp://www.implants-dentaires.eu/les-greffes-osseuses-pre-implantaires/les-greffes-osseuses-pre-implantaires-comprendre/