Bruxisme

 

Le bruxisme est un “tic” (une praxie), le plus souvent involontaire et nocturne, et qui s’exprime de deux façons :

- le bruxisme centré : on “serre” les dents.

  1. -le bruxisme excentré : on grince des dents.

Cette praxie (parafonction) aboutit à une hypertrophie des muscles masséters et temporaux à l'origine d'une altération de la cinétique des condyles mandibulaires et d'une hyperpression au niveau des articulations temporo-mandibulaires, ce qui peut être générateur d'importantes douleurs.

L’origine est  poly-factorielle et le stress de la vie courante l’entretient.


Un des traitements les plus efficaces pour “casser” le mécanisme et “désapprendre“ le tic est l’injection de Toxine Botulique dans les muscles masticatoires. Cela permet de réduire la puissance musculaire à l’origine de douleur, d’usures dentaires, de fractures d’implants ou de bridges...  La toxine botulique permet un déconditionnement des praxies de bruxisme et une seule séance d'injection suffit chez deux tiers des patients.

Comme tout traitement médical, l’injection n’est pas sans risques, même faibles. Ceux-ci sont évoqués dans le chapitre l’utilisation de la toxine en esthétique.


Il existe dans la prise charge des patients plusieurs traitements classiquement proposés :

    -les “gouttières” ou les plaques de libération occlusale que l’on place la nuit, qui permettent de diminuer l’usure des dents et de soulager les articulations. Elles diminuent ainsi les douleurs des articulations et prolongent la durée de vie des dents, bridges et implants. Mais en pratique, les gouttières ne permettent pas de “guérir du bruxisme”, elles limitent simplement les dégâts...

    -la kinésithérapie spécialisée, qui permet d’apprendre à relaxer les muscles masticatoires  et de diminuer les conséquences sur l’appareil manducateur (souvent appeler S.A.D.A.M.) y compris les céphalées et les cervicalgies...

    -la psychothérapie de soutien, qui a pour but de permettre au patient de mieux prendre en charge son stress et son anxiété diminuant ainsi sa “rumination” nocturne.


Les injections intramusculaires de toxine botulique dans les muscles élévateurs sont ainsi un traitement efficace, sans effet secondaire et peu onéreux (par rapport aux traitements conventionnels) du bruxisme et des syndromes algodysfonctionnels des articulations temporo-mandibulaires.




Le grincement des dents : le bruxisme

C'est une soupape du stress !


Le bruxisme est une manie inconsciente, un tic, qui comprend le grincement ou le serrement des dents pendant la journée et/ou durant le sommeil.


Habituellement, en dehors de la mastication ou de la déglutition, vos dents ne doivent pas être en contact. Bien souvent lorsque le chirurgien-dentiste informe son patient, celui-ci est surpris et découvre ce phénomène avec étonnement.

Lorsque vous serrez les mâchoires
:

  1. Les muscles élévateurs sont contractés.

  2. Les articulations travaillent.

  3. Les dents sont soumises à des forces importantes.

  4. L'os et la gencive peuvent subir des dommages s'il y a en plus une hygiène insuffisante.

En cas de bruxisme, des symptômes peuvent apparaître sur un ou plusieurs de ces éléments.

Muscles : douleurs au niveau du visage dues aux muscles qui servent à serrer les dents. On constate souvent une hypertrophie de ces muscles, ils se développent comme si on faisait de la musculation. Les douleurs peuvent s'étendent au crâne, au cou voire au dos. On constate une fatigue au réveil et une difficulté à ouvrir complètement la bouche.

Articulations : craquements, ressauts, déviation et limitation à l’ouverture buccale.

Dents : usures, fêlures et fractures verticales, pouvant aller jusqu'à la nécessité d'extraire la dent. Gencives et os: déchaussements (perte de l’os de soutient), mobilités.

C'est le maillon le plus faible de cet ensemble qui cèdera !



Télécharger la fiche d’information


Usure des dents de la mâchoire inférieure par bruxisme. Les dents du milieu ont perdu la moitié de leur hauteur initiale !



Il existe des formes sévères du bruxisme: les usures dentaires sont très importantes, les mécanismes de protection naturelle ne jouent plus et l'effet destructeur n'a plus de limite. L'aspect psychologique de cette affection prend ici une importance considérable. C'est un élément révélateur de problèmes psychiques.



Le traitement :


Il dure tant que dure le bruxisme.


La prise de conscience de ce tic est déjà un début de traitement, elle permet une auto-surveillance dans la journée.


Il repose principalement sur le port d’une gouttière de surélévation.


La gouttière  :




Il s'agit d'un petit appareil réalisé à partir d'empreintes de vos mâchoires.


La gouttière se place facilement en bouche.





La gouttière est en place.


Les dents du haut et du bas ne peuvent plus entrer en contact.







Cet appareil va subir les contraintes des forces du bruxisme, il est destiné à être porté durant la nuit et parfois dans la journée.


En empêchant vos mâchoires de se rencontrer, la gouttière occlusale :



  1. Diminue les tensions musculaires.

  2. Soulage vos articulations.

  3. Protège vos dents et l'os qui les soutient.

  4. Peut faire perdre le réflexe de grincement des dents




Dans le cas de bruxisme important, il faudra envisager en même temps que le traitement local, une prise en charge du volet psychique.


Cette gouttière se portant principalement pendant le sommeil, il est primordial, durant la journée d’essayer de contrôler le serrement et le frottement de vos dents.




Que faire chez les enfants bruxistes ?


Il s'agit d'une phase très fréquente, voire normale chez l'enfant qui se résout spontanément pendant l'adolescence. De très rares cas doivent être traités par des exercices et une discussion avec l'enfant et avec les parents.






Auteur : Dentalespace


Les informations fournies sur ce site internet sont destinées à améliorer, et non à remplacer, la relation entre le patient (ou visiteur du site) et les professionnels de santé.

 
Autres Informationshttp://www.maxillo-paris.com/Dr.ERNENWEIN/Informations.html
Télécharger la fiche d’informationBruxisme_files/toxine_bruxisme.pdf