La rhinoplastie

 

Le terme rhinoplastie englobe deux notions chirurgicales :


La première de ces deux notions est l’aspect plastique et esthétique qui à pour but de modifier la forme du nez, et la deuxième est fonctionnelle qui a pour but d’améliorer la respiration. La première est une intervention dite de confort et n’est pas prises en charge par la sécurité sociale, la seconde est une intervention fonctionnelle remboursée.

Une rhinoplastie esthétique peut remodeler la forme globale du nez ou une de ses composantes seulement : bosse nasale, longueur ou largeur du nez, forme de la pointe. Le but est de rendre le nez harmonieux, afin qu’il s’inscrive mieux dans votre visage.

Des gestes complémentaires peuvent être nécessaire, notamment au niveau du menton. Et il n’est pas rare qu’une demande de rhinoplastie soit une demande de génioplastie qui s’ignore...


Technique opératoire :


L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure de 1 à 2 heures. Le chirurgien accède à la partie interne du nez par des incisions dans la muqueuse nasale (endonasales). Exceptionnellement elles peuvent être associées à une autre incision cutanée sous le nez.


Puis la procédure qui suit dépend de la déformation en présence:

- Déviation de la cloison du nez.

- Diminution de la bosse osseuse ou cartilagineuse.

- Compensation par la greffe de cartilage ou d’os. Pour cela, il peut être nécessaire de prélever le greffon d’une autre partie du corps (cotes, oreilles...) ou de l’os (mâchoire, crâne, crête iliaque).

- Parfois, réduction ou ablation partielle des cornets inférieurs (turbinectomie).

- Eventuellement une incision à la base des ailes du nez pour réduire leur taille.

Lors de correction des séquelles nasales dues à un traumatisme ou une pathologie congénitale (fente labio-palatine, «bec de lièvre»), il est fréquent qu’une seule opération ne suffise pas. Ces cas peuvent nécessiter plusieurs temps opératoires distincts.


Suites opératoires :


Les suites opératoires sont propres à chaque rhinoplastie en fonction du geste effectué.

Les sutures endonasales se font toujours avec un fil résorbable. Le nez peut être méché et protégé par une contention externe (plâtre, attelle en plastique ou métallique).


Un oedème plus ou moins important, des ecchymoses des paupières sont classiques. Le nez est encore boursouflé après le retrait du plâtre. Les suites opératoires ne sont peu (pas) douloureuses. L’obstruction du nez par des mèches rendant la respiration nasale impossible et est donc l’élément le plus inconfortable.


Le résultat définitif sera visible 3 mois après l’intervention lorsque les parties molles auront complètement dégonflées. Le nez se modifie encore durant plusieurs mois. La pratique du sport doit être interrompue durant au moins 1 mois après l’intervention.


Complications :


Comme dans toute intervention chirurgicale, des complications peuvent survenir. Elles peuvent être liées à l’anesthésie ou au geste chirurgical.


Le risque lié à l’anesthésie vous est exposé lors d’une consultation pré-opératoire avec le médecin anesthésiste. Il est aujourd’hui infime si vous n’avez pas d’antécédents médicaux particuliers. Ce risque est apprécié au cas par cas si vous présentez une pathologie. Cela peut conduire à une contre indication pour un geste chirurgical non obligatoire dit de confort.


Les complications liées au geste chirurgical lui même sont de 2 types : les premières sont d’ordre général et les secondes sont plus particulièrement liés au type d’intervention.


Comme tout geste chirurgical, la rhinoplastie peut entraîner des complications thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), des complications infectieuses (abcès), des complications hémorragiques (hématome). Celles-ci peuvent nécessiter un traitement médical secondaire, une reprise chirurgicale est nécessaire dans certains cas. De nombreuses précautions pré et per-opératoires sont prises pour éviter ces situations qui doivent rester des exceptions.


Les complications liées à la rhinoplastie peuvent être :

Initialement :

  1. -Une gêne respiratoire passagère en cas d’une tendance à l’oedème de la muqueuse et en cas de formation de croûtes. Dans le cas d’une évolution anormale des cicatrices à l’intérieur du nez, cette gêne respiratoire peut durer et rendre nécessaire une intervention.

  2. -Une hémorragie ou un hématome situé sur la cloison nasale qui devrait exceptionnellement être repris chirurgicalement.

  3. -De manière extrêmement rare, des lésions du canal lacrymal sont responsables d’un larmoiement et rendent une nouvelle intervention nécessaire.

  4. -Des lésions de la base du crâne qui entraînent une fuite de liquide céphalo-rachidien et un risque de méningite sont encore plus rares. Il faut dans ce cas aussi intervenir sans attendre. La cause de telles lésions est presque toujours à rattacher à des accidents antérieurs avec lésion crânienne.


Secondairement :

  1. -Une atteinte passagère de la sensibilité de la lèvre supérieure, de la peau et de la  muqueuse du nez qui régresse spontanément.

  2. -Des hématomes autour des yeux et du nez qui se résorbent normalement sans traitement, mais qui, dans de rares cas peuvent entraîner une pigmentation irréversible de la peau.

  3. -Insuffisance de correction, irrégularité osseuse ou cartilagineuse perceptibles sous la peau peuvent nécessiter un geste secondaire.

copyright © : www.maxillo-paris.com

Autres Informationshttp://www.maxillo-paris.com/Dr.ERNENWEIN/Informations.html
Télécharger la fiche d’informationRhinoplastie_files/Rhinoseptoplastie.pdf